COMPETENCES

Patrick GROSPERRIN

PSYCHOLOGUE CLINICIEN - PSYCHOTHERAPEUTE - SUPERVISEUR REGULATEUR SOCIOLOGUE - CONSULTANT FORMATEUR

Psychologie-psychothérapie

 

PSYCHOLOGIE CLINIQUE

 

Le titre de psychologue clinicien et de psychopathologie a été obtenu dans le cadre d’études universitaires, dans les Facultés de Tours et Angers. Mais mon initiation réelle à la psychologie s’est faite en plusieurs étapes.

Dans un premier temps, la psychologie expérimentale et la psychologie sociale ont mobilisé toute mon attention. Je suis redevable à la psychologie expérimentale, de son but d’objectivation et de la rigueur de ses protocoles afin d’obtenir des résultats et interprétations ayant valeur de vérités scientifiques. Mais pour un psychologue, la démarche expérimentale est bien adaptée à la recherche mais est beaucoup trop fragmentaire et réductionniste pour être mise en œuvre dans une pratique globale.

La psychologie sociale a été source d’enthousiasme car elle sensibilise à l’importance des relations humaines et aux phénomènes de groupe qui influencent les comportements humains. Mais la psychologie sociale comme la psychologie expérimentale ont en commun, d’expliquer l’être humain dans un regard qui lui est extérieur. Ces approches laissent peu de place à ce que l’être humain peut dire, penser, ressentir de lui-même.

Dans un deuxième temps, la psychologie du développement, la psychologie clinique et la psychopathologie vont constituer l’ossature d’une pratique professionnelle. La psychologie du développement fournit des théories sur les étapes, phases, stades, périodes d’étayage du développement. Le développement psychologique est à la confluence d’une part, des pulsions de la nécessité biologique et génétique qui engendrent les agencements mentaux, et d’autre part, les apprentissages socio-culturels qui s’assimilent sous forme de conditionnement au long court. Les dérapages de cette dynamique peuvent être repérés et datés.

La psychologie clinique, même si elle est fortement inspirée dans sa constitution initiale par la démarche médicale psychiatrique, se fonde sur le fait que chaque être humain résulte d’une continuité d’expériences qui le rend unique. Ceci a pour corollaire principal qu’il représente une psychologie singulière, à part entière, qu’il convient de découvrir, si du moins une telle demande se formule.Toute la psychologie clinique est axée sur la rencontre d’un être humain. Elle le prend en considération tout à la fois dans sa globalité, sa singularité, et sa diversité. Cette rencontre à valeur d’examen à partir du moment où des méthodes et techniques spécifiques sont utilisées pour explorer préciser, clarifier, évaluer les champs de la structure du fonctionnement, du développement psychologique. Mais la rencontre peut se placer directement dans la perspective de la recherche d’une aide quand les problématiques sont des souffrances ou des perturbations qui motivent la demande.

 

PSYCHOPATHOLOGIE

 

La psychopathologie à la différence de nosographie psychiatrique n’est pas seulement une mise en catégorie des indices, symptômes, troubles de l’être psychologique dans le but d’établir un diagnostic, un traitement, un pronostic. La psychopathologie propose des modèles théoriques d’analyse qui cherchent à expliciter de manière rationnelle les causes, conséquences et diffusions des processus pathogènes durant les différentes étapes de la vie. Cette recherche de compréhension ne se limite pas aux êtres humains en souffrance mais elle ambitionne de proposer des modèles universels de compréhension de la psychologie de tout être humain. Le principal inconvénient de cette démarche est de décrire la psychologie de l’être humain ordinaire avec des termes à forte connotation pathologique.

 

 

PSYCHOTHERAPIE

 

Si les études universitaires fournissaient l’ossature d’une pratique professionnelle, elles ne proposaient pas pour autant une véritable formation de psychothérapeute. Il fallait aller la chercher en dehors du milieu universitaire. Mais c’est la zone d’ombre et d’ignorance de ma propre vie mentale qui a été déterminante dans le choix de ma formation de psychothérapeute. J’étais dans l’incapacité de m’expliquer le pourquoi de certains de mes actes, réactions, ressentis, pensées. Le choix d’une psychanalyse a été rendu nécessaire d’autant que je me retrouvais envahi par des malaises que j’alimentais sans parvenir à m’en dégager.

La formation psychanalytique comprend plusieurs niveaux. Elle semble coûteuse et longue en apparence, mais permet (peut-être) d’éviter de se perdre dans des désastres existentiels ou de ne pas sombrer complètement dans des épreuves traumatisantes. Au regard des tendances psychiques profondes, toujours actives pour s’enraciner inconsciemment dans les désirs et représentations dont une grande partie reste inaccessible à notre connaissance, l’analyse permet de les appréhender dans le cadre de séances.

Notre fabrique personnelle d’angoisse, échec, déception, sentiments hostiles, se révèle progressivement en essayant de s’imbriquer aux attentes et demandes dirigées sur l’analyste. Mais malgré ce dévoilement de la vie inconsciente, et ses implications dans nos choix et actions, une analyse n’est jamais véritablement achevée.

Pour une compréhension qui va au-delà de notre expérience personnelle de l’analyse, la formation se renforce d’acquisitions, de connaissances sur la métapsychologie de la vie psychique.

La formation se complète quand la pratique professionnelle s’engage, par un accompagnement dans le cadre de nouvelles séances de supervision, où il y est question de la difficulté à formuler ce que notre inconscient saisit d’un autre inconscient.

 

 

Sociologie

 

 

Les souffrances ne sont pas seulement déterminées par nos pulsions inconscientes et les expériences qui en résultent, elles peuvent avoir pour origine des conditions de vie collectives.

A partir du moment où la souffrance est partagée par un grand nombre qui vivent dans les mêmes conditions, l’explication psychologique n’est plus pertinente sinon peut-être pour masquer la dimension collective de la production de la souffrance. D’où le choix et l’opportunité d’entreprendre une formation universitaire de sociologie, très peu professionnalisée au demeurant, sauf pour effectuer des recherches.

Si tout être vivant tend à survivre en se reproduisant, la société tend à se maintenir en reproduisant les conditions qui la font exister, même si elle est soumise à de fortes turbulences liées à son évolution et sa transformation. Mais elle ne peut pas s’étudier de la même façon que pour un être vivant.

Toujours est-il que durant ces études, l’ethnologie et l’anthropologie ont, au regard des phénomènes culturels, idéologiques et religieux, été riches d’enseignements.

Il y a une multitude de façons de vivre et de comprendre le monde. Mais dans le cadre d’une culture, un groupe partage une communauté d’usages, coutumes, traditions, langues, modes d’expressions, religions, et produit donc ses vérités que tout membre doit adopter pour signifier son appartenance.

La rencontre interculturelle repose sur la relativité culturelle dans laquelle la prise en considération de deux langues et de deux compréhensions simultanées est inévitable. C’est le principe fondateur de la consultation ethnopsychologique et ethnopsychiatrique dans laquelle se distinguent la culture d’accueil et la culture d’origine. Un trouble du comportement peut apparaitre comme tel dans la culture d’accueil, mais apparaitre comme l’expression de l’influence d’un ancêtre dans la culture d’origine. La décompensation psychotique avec délire peut apparaître comme telle pour la culture d’accueil mais être considérée comme l’expression des esprits dans la culture d’origine et être ainsi sacralisée.

 

CURSUS ET PARCOURS PROFESSIONNEL

 

 

1

PSYCHOLOGIE

1975 DEUG

1976 Licence

1978 Maîtrise

1982 DESS Psycho clinique

2

SOCIOLOGIE (connaissance urbaine, linguistique, anthropologie)

1979 DEUG

1980 Licence

1981 Maîtrise

3

FORMATION ANALYTIQUE DE PSYCHOTHERAPEUTE (Personnelle, didactique et supervision)

1989 à 2013 Bourges et Châteauroux

4

FORMATION A LA CONSULTATION ETHNO-PSY

1999 à 2001 Intervenants de l'Hôpital Avicenne - Bobigny (93)

5

PSYCHOLOGUE-CLINICIEN PSYCHOTHERAPEUTE (1982 à 2013)

-C.M.P.P. Châteauroux (1991-2013)

-E.S.A.T. Valençay (1992-2001)

-F.O. Luçay le Mâle (1992-2001)

-C.A.M.S.P Sancerre/Châteauroux (1985-1993)

-C.H.U. Clocheville Tours (1998-2002)

 

6

ENSEIGNANT FORMATEUR (1992 à 2013)

-I.F.A.S. Centre Hospitalier Issoudun

-I.F.S.I. Centre Hospitalier Châteauroux

-I.U.T. Issoudun (psychosociologie des organisations)

-I.U.T. Châteauroux (profil des créateurs d’entreprise)

-A.R.C.N.A.M. Châteauroux/Bourges/Orléans : psychologie et sociologie

 

 

7

CONSULTANT PSYCHO-SOCIOLOGIQUE (1995-2013)

-Indre Initiatives Châteauroux Déols

-Communauté de Communes Val de l’Indre Buzançais

-C.C.A.S. Châteauroux

-A.D.A.P.E.I. l’Espoir Châteauroux

-O.G.E.C. Léon XIII Châteauroux

-Centre Hospitalier Issoudun

 

 

8

SUPERVISEUR-REGULATEUR d'équipe de pratiques bénévoles ou professionnelles s'exerçant auprès des personnes (1992-2013)

-Equipe de Direction Maison d’Enfants de Déols

-Professionnels et bénévoles R.E.F.I. Châteauroux

-Equipe municipale de la Petite Enfance la Châtre

-R.A.M. la Châtre

-Conseillers conjugaux du C.L.E.R. Indre et Cher

-I.U.F.M. (PE2) Châteauroux

-Pastorale de la Santé responsable des Aumôneries hospitalières Indre et Cher

-Association des accompagnements de fin de vie (A.L.A.V.I.) Centre Hospitalier Issoudun

Equipe des cadres de santé Centre Hospitalier Issoudun

-Equipe du Service de Soins Infirmiers à Domicile Centre Hospitalier Issoudun

-U.D.A.F. Délégués à la Tutelle Châteauroux

-Lycée Professionnel les Charmilles Châteauroux (prévention suicide)