POURQUOI CONSULTER ?

Patrick GROSPERRIN

PSYCHOLOGUE CLINICIEN - PSYCHOTHERAPEUTE - SUPERVISEUR REGULATEUR SOCIOLOGUE - CONSULTANT FORMATEUR

Pourquoi consulter un psychologue-clinicien, psychothérapeute ?

répondre à une demande

 

Les raisons de consulter un psychologue clinicien psychothérapeute peuvent s’articuler selon deux demandes souvent confondues mais pouvant aussi se mener indépendamment :

-La demande d’examen clinique en psychologie,

-La demande de psychothérapie.

 

La demande d’examen clinique en psychologie : elle porte sur la mise en œuvre d’un examen clinique en psychologie. En s’appuyant sur des techniques et méthodes spécifiques, à savoir, des observations, des entretiens, des questionnaires, des réalisations projectives, des tests, le psychologue produit des bilans. Ceux-ci contiennent des constats objectifs sur le développement, le fonctionnement, la structuration, les perturbations et troubles pathologiques de la personne examinée. Ces connaissances et compréhensions ainsi produites sont transmises sous forme d’un compte rendu à la fois oral et écrit au(x) demandeur(s). L’échange qui découle de cette transmission peut déboucher sur une demande d’aide, de psychothérapie. La mise en œuvre de l’examen psychologique nécessite au préalable l’établissement d’un devis qui précise les étapes de la demande, la nature des instruments utilisés, la durée et le coût.

 

La demande de psychothérapie : les raisons d’une demande de psychothérapie sont suffisamment multiples qu’il parait illusoire d’en faire un inventaire exhaustif. Mais la demande s’exprime à partir d’un mal-être envahissant, persistant, pénible, qui perturbe l’existence et la rend difficile. Mal-être auquel les personnes concernées ne peuvent faire face seules et dont le cercle des relations quotidiennes ou coutumières, ne peut offrir de possibilité de dissipation. Pour cesser de subir ou d’alimenter ce mal-être et parvenir à s’en dégager, de manière durable, il y a nécessité d’accéder aux ressorts intimes qui ont lâché, se sont dérèglés, ou qui n’ont jamais été sollicités, afin de trouver un équilibre psychologique et relationnel qui devient satisfaisant.

Retrouver un équilibre psychologique consiste déjà à enrayer la spirale dévastatrice de la souffrance. Les processus mortifères qui se répétaient et s'amplifiaient dans cette spirale, demandent à être mis sous le contrôle conscient de la dynamique mentale. Les charges néfastes qui sous-tendaient ces processus ont besoin d'être transformées pour devenir disponibles et être engagées dans de nouvelles expériences de satisfactions. Ces dernières, librement choisies, sont guidées dans l'éclairage de cette lucidité acquise de soi, dans le cadre de la psychothérapie. Cette lucidité a pour fonction de détecter ce qui est le plus approprié pour soi, tout en s'émancipant de la relation psychothérapique.

L'ensemble de ce qui vient d'être exposé représente l'expérience de psychothérapie

 

L'enfant troublé :

Tout enfant, à la naissance, n’a pas les moyens personnels de s’adapter activement à son environnement. Il dépend totalement de son entourage. La principale conséquence de ce constat est qu’un enfant troublé produit nécessairement une conduite qui va troubler et inquiéter ses parents ou son entourage.

Mais avant d’aller plus avant dans ce propos, il faut définir rapidement ce qu’est un enfant en bonne santé psychologique. Un enfant qui rayonne de vitalité et fait plaisir à voir et à entendre est en bonne santé psychologique. C’est un enfant équilibré mentalement. L’équilibre est le résultat permanent de la mise en œuvre chez cet enfant, d’une grande variété de réactions, et de l’exploration d’une gamme très étendue de satisfactions qu’il retire de ses activités. Même si certains parents un peu désemparés au regard des réactions surprenantes de leur bambin ont besoin d’être rassurés par quelques connaissances et conseils relatifs au développement psychologique, cela ne signifie pas pour autant que leur enfant est troublé.

Le trouble réel de l’enfant va avoir la valeur d’un signal d’alerte quand il va être l’expression d’un malaise ou d’une souffrance qui l’anime. L’entourage, mobilisé par ce trouble, va tenter tout à la fois de comprendre et de le faire disparaitre.

Mais pour comprendre, il faut se questionner.

Le trouble est-il la manifestation d’une lésion anatomique, d’un dysfonctionnement neurologique ou organique ?

Le trouble est-il le témoignage d’une souffrance ou d’une angoisse qui vient perturber le développement mental ?

Le trouble est-il un malaise passager, une crise de croissance dans le cadre d’un remaniement psychique dû à la croissance ?

Le trouble est-il une réaction à des exigences excessives ou à des perturbations rencontrées dans son entourage ?

Toujours est-il que ce n’est pas l’enfant qui va, par lui-même, et ce, qu’il est d’autant plus jeune, venir exprimer une demande d’aller mieux. C’est le degré du trouble provoqué dans l’entourage et le niveau d’incompréhension et d’impuissance qui vont être déterminants pour élaborer une demande de consultation psychologique. Il faut toutefois reconnaître que ce ne sont pas les troubles les plus voyants ou les plus bruyants qui sont les plus graves ou préoccupants. Par contre, ceux-ci présentent l’avantage de ne pas passer inaperçu et de provoquer une mobilisation de l’entourage.

Le trouble de l’enfant peut être perceptible dans les changements brusques qui apparaissent, introduisant un contraste important avec les façons habituelles de faire. La tristesse, le repli sur soi, les difficultés d’endormissement, la réapparition d’un comportement de tout petit, les douleurs corporelles, les humeurs difficiles, etc… sont autant de signaux qui révèlent la présence d’un malaise psychologique. Et ces réactions de l’enfant peuvent être en décalage avec les causes qui les produisent.

Très souvent, l’enfant réagit véritablement à un traumatisme que, beaucoup plus tard, à l’occasion d’un évènement qui apparait anodin aux yeux de l’entourage, mais qui présente toutefois quelques similitudes avec les causes initiales perturbantes.

La compréhension de ces difficultés est alors rendue malaisée. L’inquiétude et la culpabilité des parents peuvent également compliquer le déchiffrage de signaux d’alerte émis par la souffrance de l’enfant. Mais le signal d’alerte le plus préoccupant est la persistance du trouble, malgré la mise en place d’attentions spécifiques provenant de l’entourage. Le trouble prend de l’ampleur, de l’intensité, et se répète de plus en plus fréquemment. Il engage alors un triple impact sur le développement psychologique, la structuration de la personnalité, le fonctionnement mental. Il va diffuser et venir perturber d’autres secteurs de la croissance et de la maturation.

Des examens sont alors à entreprendre, en commençant par une consultation médicale. Le diagnostic d’une atteinte organique doit être précisé, voire compléter par une approche paramédicale. Dans le cas où aucune cause organique n’est décelée pour expliquer l’origine du trouble, l’examen psychologique prend tout son sens. Les difficultés, les réactions inhabituelles, les modifications de l’humeur, etc., appartiennent bien au registre psychologique. L’examen psychologique se met en place. Dans une première phase, il instaure un dialogue avec les référents de l’enfant. Le but est de prendre en considération tout à la fois le vécu de l’enfant, l’apparition du trouble et son évaluation, et ce qui a été entrepris pour y faire face. Dans une seconde phase, l’objectif est d’engager des modes de relation et de communication directes selon l’âge de l’enfant et ses possibilités.

Les explorations qui s’en suivent vont cibler les éléments symptomatiques, dans le fonctionnement global, les impacts du trouble sur le développement et les remèdes à y apporter. Un cadre psychothérapeutique s’aménage selon l’âge et le degré de participation souhaitable des parents et/ou des référents.

 

 

Pourquoi faire appel à un psychosociologue ?

La consultation psychosociologique

 

L’intervention psychosociologique répond à une demande émanant des responsables d’une structure qui doivent faire face à une problématique perturbant le fonctionnement du service ou de l'institution. Mais les causes ne sont pas aisément lisibles, car sous-jacentes à l’organisation formelle. L’intervention extérieure et indépendante du regard des acteurs partie prenante de la dynamique collective s’avère nécessaire. Pour exemple, on peut mentionner la demande formulée par un centre communal d’actions sociales, dont le service chargé d’accueillir les gens du voyage était considéré comme une mise au rencart par les agents municipaux, et la langue parlée dans le service était l’arabe. Une des conséquences était que l’espace mis à la disposition des gens du voyage était déserté.

On peut citer la demande exprimée par le responsable d’un établissement de placement judiciaire de la jeunesse qui se trouvait en conflit avec son équipe, en raison des moyens à mettre en œuvre dans les projets éducatifs individuels des jeunes en raison de la fréquence et de l’intensité des agressions. La dynamique institutionnelle s’apparentait à une guerre des tranchées.

On peut également évoquer la demande d’un organisme départemental d’aide à la création d’entreprise, qui a le projet d’élaborer une ingénierie de mesures d’accompagnement psychosocial pour les séniors dans le cadre d’un retour à l’emploi ou à la création d’entreprise.

On peut indiquer les demandes de créations de services au sein de structures déjà existantes, comme la création d’un service de psychologie au sein d’un organisme gérant les écoles privées d’un département, ou bien la création et supervision d’un service municipal d’animation spécialisé et d’éducation spécialisée sur un quartier particulièrement déshérité.

Pour dernier exemple, on peut rapporter deux demandes ; la première d’une association d’adultes handicapés, la deuxième d’un service pour personnes âgées dont le transfert d’activités provoquait à la fois des inquiétudes et des résistances ; les conséquences étaient les malaises d’équipes et une paralysie de la dynamique institutionnelle.

La mise en œuvre de l’intervention psychosociologique commence par l’édification d’un protocole d’intervention en adéquation avec la demande d’une part et les réalités du fonctionnement d’autre part. La conduite de l’intervention se planifie selon les créneaux disponibles, en y associant tous les participants concernés. Elle donne lieu à un compte rendu final à la fois oral et écrit.

 

Pourquoi faire appel à un superviseur régulateur ?

La supervision régulation

 

La supervision régulation des pratiques professionnelles ou bénévoles s’exerçant auprès des personnes en relation d’aide, se mène selon deux axes.

Le premier est la supervision en tant que telle. Elle s’adresse aux personnes qui ont besoin de prendre du recul par rapport à leurs actes professionnels. Ces personnes cherchent à se dégager des routines enfermantes et appauvrissantes. Elles luttent contre le désinvestissement. Elles veulent comprendre les raisons qui produisent un décalage entre les souhaits et les résultats. Elles veulent soumettre à un autre regard à la fois neutre, indépendant et bienveillant, leurs incertitudes, déceptions ou réactions face aux évènements imprévisibles qu’elles ont vécus.

Le deuxième est la régulation. Celle-ci s’intéresse aux dynamiques relationnelles et institutionnelles dans lesquelles s’inscrivent les actes professionnels. Il ne s’agit nullement d’étudier dans la réalité les relations et mode d’organisation du travail d’un intervenant. Ce dernier, animé du devoir de bien faire, est soumis à des jeux d’influences, contraintes, obligations, pressions. Dans quelles mesures ses actes ne sont-ils pas dévoyés dans du non-sens, et éloignés de ses attentes, le mettant en porte à faux? Et comment y porter remède ?

La régulation est l’acte d’analyse et d’interprétation de cette constellation d’influences qui s’exerçe sur le professionnel, mais qu’il exerce aussi sur les autres.

 

 

Résumé

 

 

1

PSYCHOLOGIE CLINIQUE

Observations du comportement adaptatif

Evaluations psychométriques des potentialités cognitivo-intellectuelles

Bilans de personnalité

Interprétations psychodynamiques des symptômes

2

PSYCHOTHERAPIE ANALYTIQUE

Entretiens d'analyse de la souffrance

Soutien psychothérapique

Cure psychodynamique

3

INTERVENTIONS PSYCHOSOCIOLOGIQUES

Selon la demande institutionnelle, interventions en relation avec la désorganisation collective informelle et sous-jacente.

4

FORMATION

Transmission de connaissances en psychologie, psychanalyse, psychosociologie et sociologie

5

SUPERVISION REGULATION

Elaboration, élucidation, clarification, objectivation des pratiques professionnelles.